Titre : | Détournement d'écriture | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Michel Thévoz (1936-....), Auteur | Editeur : | Paris : Les Éditions de Minuit | Année de publication : | 1989 | Collection : | Collection "Critique" | Importance : | 1 vol. (128 p.) | Présentation : | Ill. en noir et blanc | Format : | 13,5 x 22 cm | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-7073-1309-6 | Note générale : | Dans cet essai, Michel Thévoz examine les relations entre écriture et dessin, en particulier dans le contexte de l’art brut et des productions de personnes souffrant de maladie mentale. L’auteur analyse le travail de différents représentants phares de l’art brut en mettant en regard leur parcours de vie avec le procédé artistique inhérent à leurs créations. L'auteur questionne ainsi la distinction traditionnelle opérée entre ces deux modes d’expression que sont l’écriture et le dessin, et il met en lumière la manière dont des artistes détournent l’écriture dans leurs œuvres qui arborent alors une dimension culturellement subversive. | Langues : | Français | Catégories : | Art Brut -- Écrits Art brut -- Esthétique Art et maladies mentales Écriture -- Dans l'art
| Mots-clés : | essai philosophie art brut écrits bruts écrits d’artistes écriture dans l’art Jean Dubuffet Louis Soutter Reinhold Metz Oswald Tschirtner Johann Hauser Josef Wittlich Constance Schwartzlin Gustav Schaefer Emmanuel le Calligraphe Le Voyageur Français | Résumé : | 4ème de couverture : "Écrire et dessiner : c’est l’une des oppositions majeures de notre culture. L’écriture, régie par le code linguistique, combine des signes arbitraires ; l’image dessinée, réplique visuelle, met en œuvre des signes analogiques. Pourtant, l’une et l’autre ont la même visée représentative et procèdent d’une même pulsion. L’écriture typographique accrédite le sens par la neutralisation du corps de la lettre, et l’image, pareillement, renvoie à son objet par transparence mimétique : toutes deux fonctionnent par l’effacement de leur propre substance, par le refoulement de la pulsion graphique, et par une illusion référentielle. On dit de la peinture qu’elle est littéraire et de la littérature qu’elle est réaliste quand elles répondent pleinement à leur vocation représentative. Cela signifie qu’elles se renvoient l’une à l’autre, par alibi mutuel, comme en un jeu de miroirs, la présomption d’une référence objective. L’écrivain dépeint des tableaux, et le peintre confère aux apparences un sens intelligible. Ainsi fonctionne l’effet de réel. Or, il existe des créations intermédiaires, transversales, irrespectueuses de la partition entre le figural et le scriptural, qui ne se laissent donc enrôler ni par le code alphabétique ni par l’ordre mimétique, ni par le musée ni par le livre. Ces œuvres réfractaires à nos catégories, qui opacifient et exaltent le corps du signe, nous offrent une contre-perspective critique sur le stratagème de la représentation et sur nos références ontologiques. Le présent ouvrage vise à faire ressortir la portée culturellement contestatrice de ce registre d’expression trop longtemps dévolu à la pathologie mentale." |
Détournement d'écriture [texte imprimé] / Michel Thévoz (1936-....), Auteur . - Paris : Les Éditions de Minuit, 1989 . - 1 vol. (128 p.) : Ill. en noir et blanc ; 13,5 x 22 cm. - ( Collection "Critique") . ISBN : 978-2-7073-1309-6 Dans cet essai, Michel Thévoz examine les relations entre écriture et dessin, en particulier dans le contexte de l’art brut et des productions de personnes souffrant de maladie mentale. L’auteur analyse le travail de différents représentants phares de l’art brut en mettant en regard leur parcours de vie avec le procédé artistique inhérent à leurs créations. L'auteur questionne ainsi la distinction traditionnelle opérée entre ces deux modes d’expression que sont l’écriture et le dessin, et il met en lumière la manière dont des artistes détournent l’écriture dans leurs œuvres qui arborent alors une dimension culturellement subversive. Langues : Français Catégories : | Art Brut -- Écrits Art brut -- Esthétique Art et maladies mentales Écriture -- Dans l'art
| Mots-clés : | essai philosophie art brut écrits bruts écrits d’artistes écriture dans l’art Jean Dubuffet Louis Soutter Reinhold Metz Oswald Tschirtner Johann Hauser Josef Wittlich Constance Schwartzlin Gustav Schaefer Emmanuel le Calligraphe Le Voyageur Français | Résumé : | 4ème de couverture : "Écrire et dessiner : c’est l’une des oppositions majeures de notre culture. L’écriture, régie par le code linguistique, combine des signes arbitraires ; l’image dessinée, réplique visuelle, met en œuvre des signes analogiques. Pourtant, l’une et l’autre ont la même visée représentative et procèdent d’une même pulsion. L’écriture typographique accrédite le sens par la neutralisation du corps de la lettre, et l’image, pareillement, renvoie à son objet par transparence mimétique : toutes deux fonctionnent par l’effacement de leur propre substance, par le refoulement de la pulsion graphique, et par une illusion référentielle. On dit de la peinture qu’elle est littéraire et de la littérature qu’elle est réaliste quand elles répondent pleinement à leur vocation représentative. Cela signifie qu’elles se renvoient l’une à l’autre, par alibi mutuel, comme en un jeu de miroirs, la présomption d’une référence objective. L’écrivain dépeint des tableaux, et le peintre confère aux apparences un sens intelligible. Ainsi fonctionne l’effet de réel. Or, il existe des créations intermédiaires, transversales, irrespectueuses de la partition entre le figural et le scriptural, qui ne se laissent donc enrôler ni par le code alphabétique ni par l’ordre mimétique, ni par le musée ni par le livre. Ces œuvres réfractaires à nos catégories, qui opacifient et exaltent le corps du signe, nous offrent une contre-perspective critique sur le stratagème de la représentation et sur nos références ontologiques. Le présent ouvrage vise à faire ressortir la portée culturellement contestatrice de ce registre d’expression trop longtemps dévolu à la pathologie mentale." |
|  |