Titre : | Les inspirés du bord des routes | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Jacques Verroust, Auteur ; Jacques Lacarrière, Auteur | Mention d'édition : | COP | Editeur : | Paris : Seuil | Année de publication : | 1978 | Importance : | 1 vol. (125 p.) | Présentation : | Ill. en coul., couv. ill. en coul. | Format : | 28 cm | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-02-004810-1 | Langues : | Français | Catégories : | Architecture -- France Architecture anonyme Environnement (art) Utopies architecturales
| Mots-clés : | environnement jardin zoologique Raymond Guitet raymond isidore la maison picassiette marcel dhievre Maison du Petit-Paris maison de la vaisselle cassée robert vasseur abbé fourré marcel landreau alphonse wallart facteur cheval palais idéal charles pequeur cujan mestras paranthoen pierre avezenard | Index. décimale : | 5000 | Résumé : | 4ème de couverture : "Lorsqu’on marche au cœur du pays retrouvé, j’entends celui que découvrent vos pas quand on part au hasard sur les routes, on sent bien qu’en dépit de la monotonie accidentelle des choses (car il arrive que certains paysages se répètent parfois comme ceux des papiers peints sans cesse raccordés), l’imprévu peut guetter au détour du chemin, l’intrusion d’une œuvre d’homme soudain révélée par la terre : là-bas, un épouvantail oublié, tous lambeaux dehors comme des chairs écorchées par les vents, hirsute et magnifique, sentinelle des sentiers à venir. Et plus loin ou plus près, une girouette rouillée cherchant le pourquoi des nuages, découpant sur le ciel l’ombre chinoise des autans. Et plus près ou plus loin encore une boîte aux lettres décorée, un perchoir peint de couleurs vives, une porte ouvragée où l’on a sensuellement souligné les seins noués du bois. Trace, passage ou « laissée » d’homme, comme les braconniers disent des sauvagines, sur le premier des matériaux venus : le paysage.
C’est là, en cette orée de l’œuvre où l’homme ne fait qu’aider, souligner ce que la nature a offert ou tracé, en ce seuil où l’on passe du brut à l’ouvragé comme de l’ombre à la lumière, c’est là qu’habitent et demeurent à plein temps de rêve et de fiction les inspirés du bord des routes. J’aime qu’ils vivent ainsi en un monde qui est lui-même entre deux mondes, entre l’art et le bricolage, entre les villes et la nature, entre le jeu et la passion. J’aime ce que jamais on ne définira deux fois. J’aime ce qui échappe (sans jamais être échappatoire) aux catégories officielles des hétérodidactes des dogmes et de l’art (vous voyez ce que je veux dire), j’aime que ces inspirés, ces sédentaires de l’ailleurs, ces retraités de l’insolite, ces fonctionnaires en goguette de la Caisse des dépôts et consignations des Fantasmes soient pour nous inclassables, des aberrants de l’art et, qui sait, des prophètes des plus beaux rebuts." - Jacques Lacarrière
|
Les inspirés du bord des routes [texte imprimé] / Jacques Verroust, Auteur ; Jacques Lacarrière, Auteur . - COP . - Paris : Seuil, 1978 . - 1 vol. (125 p.) : Ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 28 cm. ISBN : 978-2-02-004810-1 Langues : Français Catégories : | Architecture -- France Architecture anonyme Environnement (art) Utopies architecturales
| Mots-clés : | environnement jardin zoologique Raymond Guitet raymond isidore la maison picassiette marcel dhievre Maison du Petit-Paris maison de la vaisselle cassée robert vasseur abbé fourré marcel landreau alphonse wallart facteur cheval palais idéal charles pequeur cujan mestras paranthoen pierre avezenard | Index. décimale : | 5000 | Résumé : | 4ème de couverture : "Lorsqu’on marche au cœur du pays retrouvé, j’entends celui que découvrent vos pas quand on part au hasard sur les routes, on sent bien qu’en dépit de la monotonie accidentelle des choses (car il arrive que certains paysages se répètent parfois comme ceux des papiers peints sans cesse raccordés), l’imprévu peut guetter au détour du chemin, l’intrusion d’une œuvre d’homme soudain révélée par la terre : là-bas, un épouvantail oublié, tous lambeaux dehors comme des chairs écorchées par les vents, hirsute et magnifique, sentinelle des sentiers à venir. Et plus loin ou plus près, une girouette rouillée cherchant le pourquoi des nuages, découpant sur le ciel l’ombre chinoise des autans. Et plus près ou plus loin encore une boîte aux lettres décorée, un perchoir peint de couleurs vives, une porte ouvragée où l’on a sensuellement souligné les seins noués du bois. Trace, passage ou « laissée » d’homme, comme les braconniers disent des sauvagines, sur le premier des matériaux venus : le paysage.
C’est là, en cette orée de l’œuvre où l’homme ne fait qu’aider, souligner ce que la nature a offert ou tracé, en ce seuil où l’on passe du brut à l’ouvragé comme de l’ombre à la lumière, c’est là qu’habitent et demeurent à plein temps de rêve et de fiction les inspirés du bord des routes. J’aime qu’ils vivent ainsi en un monde qui est lui-même entre deux mondes, entre l’art et le bricolage, entre les villes et la nature, entre le jeu et la passion. J’aime ce que jamais on ne définira deux fois. J’aime ce qui échappe (sans jamais être échappatoire) aux catégories officielles des hétérodidactes des dogmes et de l’art (vous voyez ce que je veux dire), j’aime que ces inspirés, ces sédentaires de l’ailleurs, ces retraités de l’insolite, ces fonctionnaires en goguette de la Caisse des dépôts et consignations des Fantasmes soient pour nous inclassables, des aberrants de l’art et, qui sait, des prophètes des plus beaux rebuts." - Jacques Lacarrière
|
|  |